Sebald Motz

(ca.1537-1594), Sculpteur (Bildhauer) 1573, économe au Gymnasium Illustre (Oeconomus) 1561/64-1569/72, percepteur princier en chef des droits d’accise (Umgelder), et de l’octroi (Zoller, Telonarius Palatinus Praefectus) 1569/72-1594, à Lauingen, principauté du Palatinat de Neuburg.

Curriculum Vitae

Sebald MOTZ est né vers 1537 à Wertingen, près de Dillingen-sur-Danube, dans la seigneurie des Marschalk von Pappenheim, à immédiateté impériale, si l’on en croit ses deux inscriptions universitaires (« Wertingensis », « ex Werding »).

blason_sebaldmotz_1589_petit

blasonsebaldmotz2On ignore encore qui furent ses parents, mais le blason ci-dessus qu’il a dessiné (ce qu’indique le texte composé par lui-même « pingi curavit Sebaldus Motzius »), dans les album amicorum, des livres d’autographes, nous interpelle car il ressemble étrangement à une altération des armes des barons du Henneberg en Thuringe.

On y remarque d’étranges similitudes, tant au niveau des couleurs que des sujets du blason. Même le couvre-chef du personnage du cimier, porte sur les deux blasons, trois plumes. La poule des Henneberg devient ici un coq crêté et langué, avec patte levée. Il semblerait donc que ce blason soit une déclinaison du blason des barons de Henneberg. Certains membres d’une famille MOTZ de Thuringe furent des ecclésiastiques et notables au début du 16e siècle, donc effectivement des personnes privilégiées du clergé ou de la grande bourgeoisie. Par prudence, il convient bien évidemment de ne présenter cela que sous forme d’une hypothèse, en l’absence d’éléments irréfutables.

Nous ignorons ainsi si Sebald MOTZ a créé son propre blason, étant devenu un éminent notable de la ville princière de Lauingen, ou bien alors s’il a hérité ce blason de sa famille. En supposant qu’il l’ait créé lui-même, il reste à déterminer s’il l’a choisi car il savait que ses aïeux étaient originaires de Thuringe, ou bien alors parce que le blason des Henneberg attirait sa sympathie. Sur son blason, sa devise est « gallus pacis vigil », ce qui signifie « le coq veille sur la paix ».

Concernant l’enfance de Sebald, elle est peu connue, il l’a probablement passé à Wertingen, son lieu d’origine. Nous en savons plus concernant sa formation universitaire. Sebald Motz entre à la très renommée Université de Tübingen où il s’immatricule le 08.04.1553 (« Sebaldus Motz Wertingensis »). On le retrouve deux années plus tard à l’Université d’Ingolstadt où il s’immatricule le 25.04.1555 (« Sebaldus Mutz ex Werding studiosus artium, 48d »).

Peu de temps après, il s’installe à Lauingen en y épousant vers 1558 Apollonia WEIHENMAYER, la fille d’Ulrich WEIHENMAYER (ca.1512-1577), conseiller à la ville de Lauingen à partir de 1543, puis bourgmestre ici-même à partir de 1550 et jusqu’à sa mort en 1577 (la belle-soeur, “Gschwey”, de Sebald, Maria WEIHENMAYER, vivait dans la maison de Sebald, dans la Brüdergasse, entre 1590 et 1593).

blasoncouleur2Un certain Ulrich WEIHENMAYER (ca.1482-ca.1545) dit le Vieux, déjà cité en 1506, était conseiller à la ville de Lauingen (cité à ce poste en 1524, 1525, 1531, 1533, 1535, 1536, 1541, 1543) et reçut en 1524 d’un comte palatin, une Wappenbrief, en même temps que son frère établi à Höchstädt et dont le prénom ne nous est pas parvenu (voir leurs armoiries ci-contre, extraites de l’album amicorum de Johannes GOETZ, WLB Stuttgart, Cod. hist. 4° 297, page 33r). Il s’agissait de l’un des habitants les plus fortunés de la ville : « Ulrich Weihenmaier, der bereits im ältesten Lauinger Steuerregister von 1506 in der Kramergasse im Weberviertel (= Westhälfte der heutigen Geiselinastraße) genannt ist und dort bis 1541 steuert (zuletzt den Betrag von 123 Pfd. ß h, womit er zu den reichsten Bürgern der Stadt zählte) ».

C’est au père d’Ulrich W. (ca.1512-1577) et Leonhard W. (ca.1502-ap.1551), ainsi qu’à leur oncle, que cette Wappenbrief a été conférée, mais il est difficile pour le moment d’établir avec certitude leur filiation avec Ulrich le Vieux, une filiation avec le frère de ce dernier établi à Höchstädt restant plausible. Leonhard est cité à Lauingen en 1525, 1535, 1543, 1545, et 1551 car il y paie des redevances. Sa fille Madeleine (1543-1605), épouse du Dr. Nicolaus von REUSNER, recteur au Gymnasium Illustre de Lauingen, porte ces armoiries sur sa Leichenpredigt, en 1605. Par ailleurs, le frère de cette dernière, Michael (ca.1531-1582), Docteur en Droit (J.U.D.), dédicace en 1577 la Leichenpredigt de son oncle paternel (patruus) Ulrich W., le bourgmestre. Ces deux éléments nous permettent d’une part de déduire un lien fraternel entre Ulrich W. (ca.1512-1577) et Leonhard W. (ca.1502-ap.1551), d’autre part d’être certain qu’ils ont hérité du blason soit d’Ulrich W. le Vieux, soit de son frère.

Le blason bourgeois des WEIHENMAYER, d’or et d’azur, comporte un oiseau de proie prenant son envol (le Weihen, dans Weihen-meyer, indique une famille d’oiseau de proie de taille moyenne). La famille WEIHENMAYER était une ancienne et illustre famille de Lauingen, établie ici depuis au moins le tout début du 15e siècle. En effet, Leonard WEINMAIR, 22e abbé à l’abbaye cistercienne de Kais(ers)heim, entre 1427 et 1440, est né à Lauingen.

C’est avec le concours de sa belle-famille, que Sebald MOTZ a donc pu accéder à la fonction très intéressante d’économe (Oeconomus) du Gymnasium Illustre de Lauingen, le lycée de la principauté du Palatinat de Neuburg. Le lycée, dont Peter AGRICOLA a été l’un des artisans majeurs, et qui ouvre ses portes en 1561. Sebald MOTZ est cité pour la première fois à ce poste d’économe dans le registre paroissial de Lauingen le 27.09.1564, puis en 1565, 1566, 1568, et pour la dernière fois le 22.10.1569. La famille de Sebald MOTZ habite depuis au moins 1563 au bout de la Pfarrgasse (aujourd’hui : Herzog-Georg-Straße), jusqu’en 1567 y paie des impôts. En 1570 et 1571 ils habitent dans la Wengenmayrsgaß à côté de la maison des héritiers de Georg Feuchtweck, puis à compter de 1572, et jusqu’à son décès, dans la Brüdergasse.

L’on apprend que c’est à peu près à cette période, vers 1573, qu’il souffrait de graves problèmes de santé, manifestés par des vertiges, déjà à son poste de percepteur. Ces informations nous sont parvenues et sont développées plus loin dans cet article. Sebald est cité dans le registre paroissial de Lauingen, à compter au moins du 10.05.1572, comme percepteur princier. Il percevait les droits d’accise et l’octroi (« fürstlicher Umgelder », « fürstlicher Lauinger Zoller », « telonarius palatinus », « Telonii Palatini praefecti »). Il s’agissait d’un poste de haut-fonctionnaire de cette Principauté. Concrètement, il dirigeait l’administration qui percevait les taxes douanières (octroi) et les taxes sur d’autres produits vendus sur les marchés et dans les auberges comme le vin et d’autres marchandises (droits d’accise). Concernant les taxes douanières, il y avait un poste près du Danube, lieu de transit de toutes les marchandises venant d’autres territoires. Sebald est par la suite cité à ce poste à de nombreuses reprises, entre le 04.07.1573 et son décès en 1594, confirmation qu’il l’a occupé sans interruption pendant plus de 22 ans.

Une autre archive le dit également sculpteur (Stadtarchiv Lauingen, A 18 : courrier du gouvernement de la ville du 4 juillet 1573, se référant à Sebald Motz, « vnnser Zoller, auch Bildhawer zw Laugingen » dans une affaire de finalisation et mise en place de pierres funéraires). Cette citation est la seule rencontrée pour cette qualité. Par ailleurs, l’on peut se demander si Sebald MOTZ ne serait pas la personne ayant finalisé la réalisation de la cénotaphe de la comtesse Elisabeth de Palatinat-Neubourg (1503-1563), qu’avait laissé inachevée le sculpteur Sigmund Winthier, décédé brutalement en 1572. En plus de ses talents de dessinateur, il avait donc ce talent de sculpteur. Sebald MOTZ était également parrain chez la fille de l’imprimeur Emmanuel SALTZER, le 27.08.1563. Les imprimeurs étaient en relation avec des graveurs qui enrichissaient avec leur gravures les livres que l’imprimeur éditait. A cette époque, la ville de Lauingen disposait en effet déjà d’une imprimerie princière, et cela depuis l’année 1552 au moins, d’après la littérature sur les imprimeries de la ville. On peut imaginer que Sebald MOTZ était déjà sculpteur avant sa nomination au poste d’économe, car quelle aurait été son occupation sur les années 1558-1561 ?

Sebald décède le 20.11.1594 à Lauingen, en laissant derrière lui enfants et petits-enfants en nombre. Son statut de notable de Lauingen est confirmé par les mariages prestigieux de ses enfants avec des nobles et des notables de son époque, dont notre ancêtre Magnus AGRICOLA. On peut rajouter que Sebald a investi des sommes assez conséquentes (1.430 florins en 1592, 1.067 florins en 1594) dans la société “Hans Österreicher sel. Erben”, une entreprise marchande créée par les héritiers de Hans ÖSTERREICHER (ca.1529-1590), l’un des hommes les plus fortunés du patriciat d’Augsburg. Cette entreprise sera capitalisée jusqu’à hauteur de 850.000 florins en 1608.

Sa famille et ses alliances

Sebald MOTZ (ca.1537-1594)
oo ca.1558 (Lauingen) Apollonia WEIHENMAYER (ca.1535-1597)

Enfants :

  1. MOTZ Barbara (ca.1559-1624)
    oo1. 20.10.1577 à Lauingen avec le patricien Hans Christoph WESTERMAIR (deux fois veuf), un commerçant d’Augsburg, +12.01.1583 Augsburg. Témoin au mariage du côté de l’épouse : le marchand d’Augsburg Georg Feichtweckh.
    oo2. 08.07.1584 à Augsburg avec le patricien Junckher Hans Bartholome LINS (famille anoblie en 1550), un marchand d’Augsburg. Le couple s’installe à Lauingen (4 enfants), l’époux y décède en 1590.
    oo3. 27.10.1595 à Lauingen M. Simon RETTER professeur au Gymnasium Illustre de Lauingen puis recteur de l’école latine de Nördlingen à partir du 30.01.1598 et jusqu’à sa mort en 1627. Son épouse y décède en octobre 1624 (inhumée le 4.10.1624 à Nördlingen).
  2. MOTZ Ulrich (août 1560-1582), parrains : M. Andreas Hefelin, Jeorius Ostwald, Anna Waltherin
    Gymn.Lauingen, Imm. Tübingen 03.11.1579, Imm. Wittenberg 1581 où il étudie le droit, décède subitement.
  3. MOTZ Anne Marie (1562- ap.1615), parrains : M. Andreas Hefelin, Dorothea H. Phausers Hausfrau, Affra Jerg Oswaldin
    épouse le 10.01.1586 à Lauingen M. Magnus AGRICOLA (ca.1556-1605), pasteur, théologien et futur surintendant, membre du conseil ecclésiastique, assesseur à Neuburg, neveu de M. Peter AGRICOLA (1525-1585), humaniste, théologien, précepteur princier, recteur académique, diplomate.
  4. MOTZ Sebald (1563- av.1566), parrains : M. Andreas Hefele, Georg Ostwald, F. Dorothea Phauserin
  5. MOTZ Euphrosina (1564- ap.1593), parrains : M. Andreas Hefelin, Affra Jerg Oswäldin Wirthin, f. Dorothea Phauserin. Epouse le 3 décembre 1593 à Lauingen Dietrich HESS, Imm. Tübingen 14.12.1574 et 19.9.1579, conseiller princier à Neuburg, diplomate du prince Philippe Louis de Neuburg, entre 1598 et 1618 ambassadeur à Paris pour les comtes palatins de Deux-Ponts et de Neuburg, Après la recatholicisation du Duché de Neuburg, resta protestant, mais servi tout de même le comte Wolfgang de Palatinat-Neubourg en tant que conseiller à la Chambre (Kamerrat) et ce jusqu’en 1624. Il est cité en dernier lieu en 1626.
  6. MOTZ Sebald (1566- ap.1587), parrains : M. Andreas Hefele, Jörg Oswalt Wirthin, f. Dorothea H.Phauser hausfrau. Etudiant au Gymnasium Illustre de Lauingen en 1587, son devenir ne nous est pas connu.
  7. MOTZ Daniel (1568- ca.1615), parrains : Juncker Daniel Feuchtwegk, M. Andreas Hefelin Ludimoderator, Affra Georg Oswäldin Wirthin. Epouse le 13.02.1593 à Lauingen une certaine Sibilla, veuve de Fileas? ADELGAYSS, puis est cité à Höchstätt à partir de 1607 (cité le 10.11.1611 dans le registre paroissial de Lauingen) où il est trésorier (Kastengegenschreiber). Il décède vers 1615, sa veuve lui survivant.
  8. MOTZ Gabriel (1570- av.1572), parrains : Herr Gabriel Faichtweck, M. Andreas Lopadius, Affra Jerg Oswaldin Wirthin
  9. MOTZ Gabriel (1572-1597), parrains : Junckher Gabriel Feuchtwegk, M. Andreas Lopadius, Frau Affra Herr Georg Oswäldin. Sans descendance. Il décéda de la peste.
  10. MOTZ Appolonia (1574- ap.1597), parrains : Juncker Christoph von Eckensperg Pfleger alhir, Frau Maria Mannin des Herrn Superintendent Hausfrau, Frau Affra Herr Jerg Oswaldin. Epouse le 11.07.1597 à Lauingen Tobias MAIR, administrateur à Echenbrunn chez le noble Christoff ARNOLD (oo Susanna Feuchtweck)
  11. MOTZ Christoff (1576- ??), parrains : M. Abraham Manne Superintendens, Juncker Christoph von Eckensperg Pfleger alhir, Affra Gerg Oswäldin. Son devenir ne nous est pas connu.
  12. MOTZ Georges Sebastien (1580-1597), parrains : Der Edel unnd vest. Christoph von Eckerspurg Pfleger alhir. Georg Wolff und Sebastian Gebrüder von Wölwardt studiosi, Frau Maria H. M. Abraham Männin Superintendentin. Sans descendance.

La santé du couple MOTZ

Vertige maladif (ca. 1573) – Sebald MOTZ

Sebald MOTZ a été soigné par le célèbre Dr.Martin RULAND, médecin, alchimiste et philologue de la Renaissance. Héritier de Paracelse, il a la confiance de l’empereur du Saint-Empire Rudolphe II chez qui il devint le médecin personnel, à Prague. Rudolphe II était passionné par l’alchimie. Parmi ses recrutements, on y voit beaucoup d’alchimistes, avec notamment le médecin Michael MAIER, l’un des successeurs de Ruland.

Le Dr. Martin RULAND était vers 1573 encore le médecin à la cour du comte palatin Philippe Louis de Neuburg. C’est à ce moment que Sebald MOTZ, 36 ans, fit appel à lui comme il souffrait de très graves problèmes de vertige. C’est avec grand étonnement que l’on s’aperçoit que Martin RULAND lui administra alors de l’hellébore noire, connue depuis les temps anciens, comme étant une plante aux propriétés étonnantes. Cette plante aussi appelée aujourd’hui Rose de Noël était également utilisée en magie noire au 16e siècle et avant..

Voici maintenant la transcription du rapport du Dr. Martin RULAND concernant ce cas. (Martin RULAND : « Curationum empyricarum & historicarum… centuriae decem, quibus adjuncta de novo ejusdem authoris Medecina practica…: cum indice rerum omnium uberrimo ». Centurie II. Lyon : P.Ravaud, 1628, page 92 ; la centurie II a été éditée la première fois en 1680 à Bâle, la centurie I en 1678).

CURE XXVI

TRADUCTION : VERTIGES

L’honnête homme Sebald MOTZ citoyen à Lauingen et percepteur du Palatinat [-Neuburg], quand il avait 36 ans, se plaignait de vertiges et de malaise général souvent gravissime et assez dangereux pour mener à la mort, que cependant on peut lui opposer, pour amener à endiguer ces maux, un secours médical afin d’empêcher, de cette manière, de soi-même en souffrir.

PURGATIF
Remède : Le matin prendre une pillule ou petits grains sans autre liqueur aromatique pour ce genre d’embarras prendre trois grains d’hellébore noir. Faire sept jours de diurétique dorée avec de l’eau de buglosse. A prendre 2 h après le dîner et évacuer sept fois jusqu’à guérison complète.

VEINE SECTIONNEE
Pour purgation, il a ouvert une veine, a perdu beaucoup de sang et, ayant ainsi recouvert la santé, a très rapidement loué le Premier Médecin à la Cour [qui est Martin RULAND].

Calculs rénaux (ca. 1567) – Apollonia MOTZ, née WEIHENMAYER

Mais Sebald n’était pas le seul à avoir des maux dans la famille, son épouse Apollonia WEIHENMAYER a également consulté le Dr. Ruland, à l’âge de 32 ans, pour des calculs rénaux. Voici la transcription du rapport du Dr. Martin RULAND concernant son cas. (Martin RULAND : « Curationum empyricarum & historicarum… centuriae decem, quibus adjuncta de novo ejusdem authoris Medecina practica…: cum indice rerum omnium uberrimo », Centurie III. Lyon : P.Ravaud, 1628, page 177).

CURE XXVIII.

TRADUCTION : Calculs rénaux

L’épouse de Sebald Motzen, percepteur de Laugingen, homme très honorable, âgée de trente-deux ans, souffrait d’une douleur très vive dans la région des reins, à cause de reins chargés de sable (graviers) et de calculs. Ayant été appelé auprès d’elle, je la délivrai rapidement et complètement, par la volonté de Dieu, grâce aux remèdes suivants.

Bain

Avant tout, qu’elle utilise un bain d’eau douce.

Onction

Après le bain, on oignait les reins, les lombes et les uretères avec de l’huile de scorpions chauffée.

Clystère (lavement)

Ensuite je lui administrai un lavement composé ainsi :

  • Lait frais filtré : 10 onces

  • Huile de camomille : 2 onces

  • Huile de lys blanc : 1 once

  • Miel : ½ once

  • Herbe bénédictine laxative : ½ once

Qu’on en fasse un clystère, grâce auquel elle évacua beaucoup, les calculs avancèrent et la douleur cessa.

Régime

Aliments : viandes bouillies, petits bouillons, etc.
Elle évitait les produits laitiers et les aliments visqueux.

Boissons : durant plusieurs jours, elle buvait du vin de genièvre.

Et ainsi, en trois jours, par la miséricorde de Dieu, elle fut guérie.

Cardialgie et anorexie (ca.1591)

Bien plus tard, vers 1591, la femme de Sébald MOTZ, qui avait alors 54 ans, souffrit de cardialgie et d’anorexie. Voici la transcription du rapport du Dr. Martin RULAND concernant ce cas. (Martin RULAND : « Curationum empyricarum & historicarum… centuriae decem, quibus adjuncta de novo ejusdem authoris Medecina practica…: cum indice rerum omnium uberrimo ». Centurie V. Lyon : P.Ravaud, 1628, page 303).

CURE VIII.

TRADUCTION : De l’anorexie ; des douleurs d’estomac.

L’épouse de Sebald Motz, percepteur à Laugingen, mon très cher parent, âgée de cinquante-quatre ans, se plaignit lourdement de ces maux graves. Par la grâce de Dieu, je lui apportai aussitôt secours, comme suit.

Breuvage vomitif et purgatif

On versait une once de vin d’absinthe dans notre gobelet chimique, où on le laissait infuser pendant la nuit. Le matin, elle le buvait, et cela provoquait rapidement des vomissements faciles, chargés de phlegme et de bile ; plusieurs évacuations intestinales suivirent également, et elle commença aussitôt à aller mieux. Je lui donnai le même breuvage une troisième fois, trois jours plus tard ; il eut des effets semblables, et elle retrouva une parfaite santé.